Yves Boisvert est un autre chroniqueur que j’aime beaucoup. Il nous parlait, hier, de Gilles Duceppe, il le surnomme le souverainiste fédéral. Il lui reproche, d’une certaine façon, d’être trop bon pour être à la tête d’un parti voué à ne jamais prendre le pouvoir.
Personnellement, je n’ai pas beaucoup aimé la campagne du bloc québécois. Pour un parti qui reproche aux conservateurs de faire des attaques personnelles, on peut dire que Duceppe n’a pas toujours été un combattant très respectueux.
Après avoir traité Harper de menteur et de tricheur la semaine passée, cet après-midi, Duceppe a traité un élu conservateur de Québec d’imbécile.
Pour élever le débat faudra chercher ailleurs.
Mon analyse : Le bloc ne pourra jamais réaliser d’engagements formels, les québécois en sont bien conscients.
La mauvaise fin de campagne des conservateurs, comme le scandale des commandites des libéraux lors des élections de 2004 et de 2006, aura beaucoup aidé le bloc.
Depuis l’arrivée de Pauline, le PQ semble incapable de remonter dans les sondages. Maintenant, que le référendum est remis aux calandres grecques, l’appui à la souveraineté ne fera que diminuer lentement mais sûrement.
Pourquoi voter pour une organisation qui ne veut pas faire ce qu’elle propose!!!
Tôt ou tard le bloc disparaîtra, en attendant, Duceppe et ses députés souhaitent le plus de bévues possible de la part de ses adversaires. Ce sont leurs plus grandes portes de secours.
Tout sur moi
- Jean-Luc Autret
- Né à Montréal il y a un peu plus d'un quart de siècle, d'un père d'origine française (breton plus précisément) et d'une mère d'origine arménienne, je suis très fier de mes origines et de celles de mes parents. Ayant étudié un certain temps en politique et surtout étant un observateur plutôt lucide de la politique municipale, provinciale, fédérale et même américaine, je vous ferai part de mes opinions, coups de cœur et coups de masse à travers mes écrits.
