Ce soir, Jacques Parizeau nous rappelle que le PQ se doit de parler de souveraineté lors de la prochaine campagne électorale au Québec.

Il considère que c’est normal que le PQ puisse prendre le pouvoir sans faire un référendum sur la souveraineté. Par contre, il ajoute « On ne peut pas dire "Je suis souverainiste, mais un peu moins de ce temps-ci parce qu'on s'en va en élections. Mais dès que l'élection sera passée, vous allez voir, on le sera davantage." Les gens ne sont pas des imbéciles».

Effectivement les gens ne sont pas imbéciles.

La population a été souvent charriée par les chefs péquistes qu’on se souvienne de l’affirmation nationale de Pierre-Marc Johnson, des conditions gagnantes de Lucien Bouchard, des 1000 jours de Bernard Landry et finalement d’André Boisclair, le partisan du nationalisme civique, qui a proposé l'an dernier, et ce sans rire, de tenir un référendum même en cas de gouvernement minoritaire, et qu'il serait prêt à en faire plusieurs de suite jusqu'à la victoire du OUI.

Je veux bien que Pauline nous répète qu’elle n’est pas sûre de faire un référendum, mais que si la tendance est bonne elle serait partante pour en faire un. Il y a plein de questions qui doivent être répondu avant de faire le grand saut et parler de souvereinté ça ne peut pas seulement signifier de demander au gens de laisser parler leur coeur et leur fierté.

Je veux savoir si le Québec aurait des douanes aux frontières de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick ? Aurions-nous notre propre monnaie, notre propre armée ? Les fonctionnaires fédéraux du Québec seront-ils annexés à notre fonction publique, ça coûterait combien faire ça ?

En 2005, elle nous a parlé de perturbations pendant cinq ans suite à l’indépendance du Québec. À combien elle estime ces coûts ?

En excluant la dette du fédéral, notre province à une dette de plus de 180 milliards, si on ajoute environ 150 milliards de plus suite à une négociation réussie avec Ottawa ça signifie environ une dette de 70 000$ par payeurs d’impôts québécois. Ça va coûter cher d’intérêts !!!


Mon analyse : Je ne sais pas comment Pauline Marois va pouvoir parler de souveraineté sans aller en profondeur et en refusant de nous dire comment ça va se faire.

En politique, y a pas juste le pourquoi qui est important, y a aussi le comment.

Par exemple, si Jean Charest nous proposait de privatiser la Sûreté du Québec, il nous expliquerait pourquoi il a eu cette idée mais aussi comment il voudrait faire ça et quelles seraient les retombées d’un tel projet.

Je m’attends à la même chose du PQ, 40 ans d'histoire ça ne fait pas disparaître les responsabilités.