La possibilité d’élections provinciales semble intéresser les analystes et les éditorialistes beaucoup plus que la présente campagne électorale.

Voici plusieurs textes récents sur le sujet :

Gilbert Lavoie nous dit que les libéraux prépare leur plan de match pour la prochaine campagne mais qu'ils n'ont pas de raisons valables pour la déclencher dans quelques semaines.

André Pratte nous décrit l'opportunisme politique comme la plus grande qualité des politiciens efficaces, j'ai bien hâte de le lire lorsque l'ADQ ou le PQ sera dans le haut des sondages, cette qualité deviendra-t'elle un défaut?

Jean Dussault nous parle de la flexibilité libérale en matière lingustique. Les militants du PLQ ont oubliés leurs récriminations faites au conseil général de l'automne 2007 et au congrès du printemps 2008 face à des propositions trop axées sur l'identité et la citoyenneté québécoise.

Bernard Descôteaux nous démontre que les récentes positions autonomistes de Jean Charest ne sont pas vrais et qu'elles n'ont d'autres intérêts que sa propre position en cas de victoire consevatrice majoritaire.

Jean-Jacques Samson nous rappelle que les libéraux veulent récupérer les votes perdus qui sont allés à l’ADQ et la recherche d’une plus grande autonomie du Québec à l’intérieur du Canada est l’une des pierres angulaires du programme adéquiste. Comme toujours à l’approche d’élections, le PLQ cherche à s’imposer comme un farouche défenseur des intérêts du Québec.

Chantal Hébert réagit à l'éditorial d'André Pratte et ne croit qu'il n'y a pas une seule raison qui justifie une élection provinciale cet automne.

Pierre Duhamel s'attend à un déclenchement d'élection provinciale parce que Jean Charest se positionne contre les conservateurs et que les conditions économiques et budgétaires risquent de se détériorer grandement cet hiver et au printemps prochain. Le gouvernement libéral ne voudra pas affronter l’électorat en pleine tempête.

Vincent Marissal affirme que la campagne fédérale est de loin la pire qu'il eu l'occasion de suivre depuis 15 ans. En aura-t'on une autre juste après?


Mon analyse : Un gouvernement conservateur majoritaire avec un caucus québécois faible entraînera automatiquement des élections provinciales deux-trois semaines après le 14 octobre.

Personnellement, vu la déconfiture des conservateurs au Québec, j'ai des doutes que Harper puisse faire un minimun de 28 gains dans le ROC pour obtenir sa majorité.

Je crois qu'il va finir avec entre 145 et 154 élus conservateurs, ça en prend 155 pour être majoritaire.