Beaucoup de gens critique le leadership de Benoît Labonté, le chef de Vision Montréal. En plus d’avoir deux piliers de son parti qui ont quittés récemment son parti, Labonté vient de perdre sa majorité dans l’arrondissement Ville-Marie suite au départ du conseiller Pierre Mainville.
Michèle Ouimet a écrit lundi un texte pour frapper sur Labonté. Elle a seulement oublié de dire, que la veille, Labonté a gagné la partielle de Lasalle. C’était la une de son journal. Ça manque un peu de rigueur comme chronique.
Depuis ces trois démissions, Labonté a reproché à ces personnes d’avoir quitté après qu’il eut demandé une vérification interne de la gestion du parti avant qu’il devienne le chef. La réaction des démissionnaires fut de lui envoyer une mise en demeure pour qu’il se rétracte dans les dix jours. Dossier à suivre d’ici Noël.
Donc, Benoît Labonté vient de gagner un conseiller de plus lors d’une élection partielle de Lasalle. C’est une deuxième victoire de suite, puisque Hasmig Belleli a gagné dans Ahunstsic en septembre.
La première réaction des gens de Union fut de reproché au candidat de Vision d’avoir trop parlé des augmentations de taxes. Par la suite, l’équipe du maire Tremblay a approfondi son analyse et a reconnu qu’ils ont fait l’erreur de trop dépenser et de charger une surtaxe.
Labonté a été très stratégique cette semaine pour déplacer les projecteurs sur son leadership pour l’amener sur le fait que le maire Tremblay refuse d’aider les banques alimentaires. Le maire s’est retrouvé sur la défensive et se défend bien faiblement en disant que Labonté dépense de l’argent pour d’autres choses que pour les pauvres.
Mon analyse : Benoît Labonté a certainement des choses à régler dans son parti et il doit adopter son leadership, mais chez le maire Tremblay tout n’est pas rose non plus.
Le fait de perdre des partielles à Montréal et à Lasalle est un signe évident que la population n’est pas si satisfaite de l’équipe du maire que ça.
Lequel des deux sera en mesure de faire les meilleurs ajustements ?
Logiquement, les ajustements devraient être plus facile de la part de Labonté, il n’a pas de bilan à défendre. Si il est en mesure de se positionner comme une opposition en mesure de bien gérer la ville, il fera des gains l’automne prochain.
Par contre, le maire a beaucoup d'expérience. L'ajustement de la défaite en quelques jours est un bon exemples.
Comme je le dit souvent, l'expérience ça s'acquire, ça s'achète pas.
Tout sur moi
- Jean-Luc Autret
- Né à Montréal il y a un peu plus d'un quart de siècle, d'un père d'origine française (breton plus précisément) et d'une mère d'origine arménienne, je suis très fier de mes origines et de celles de mes parents. Ayant étudié un certain temps en politique et surtout étant un observateur plutôt lucide de la politique municipale, provinciale, fédérale et même américaine, je vous ferai part de mes opinions, coups de cœur et coups de masse à travers mes écrits.
