C’est vraiment bizarre.

Il y a un fort pourcentage, 17% pour l’instant, de députés péquistes qui ont choisit de ne pas se représenter avec leur nouvelle cheffe.

Serrait-ce parce qu’ils ne croient plus au projet de la souveraineté version Pauline ?

Chez les libéraux, après Fournier c’est autour de Pelletier de choisir ne plus porter le drapeau libéral. Ces deux ministres sont les cinquième et sixième à faire ce choix depuis que Jean Charest est premier ministre.

Pourquoi tant de proches collaborateurs quittent le navire alors que le premier ministre veut être à la tête d’un gouvernement majoritaire fort, et ce, d’ici un peu plus d’un mois ?

Je ne me souviens pas d’une élection où il y a eu autant de départs dans deux formations politique différentes. Si j’étais impliqué dans l’un ou l’autre de ces partis, je me poserais des questions.


Mon analyse : Les députés qui quittent leur siège le font souvent parce qu’ils prennent leur retraite. Cette fois-ci, ils sont nombreux à être à la fin de la quarantaine ou au début de la cinquantaine. Ça laisse pas mal d'années avant d'avoir leur pension.

Ils ne le diront pas, mais un grand nombre de ces départs sont dû au fait qu’ils ne croient plus en leur chef.

C’est un signe évident de non confiance. Au lieu de déclencher des élections demain, Jean Charest devrait réfléchir pourquoi autant de ses ministres et plusieurs de ses députés veulent faire autre chose.

Quand au parti québécois, l’idée de toujours vouloir faire la souveraineté mais de ne pas vouloir nous dire comment ça se fera tient de l’utopie.

Est-ce que l’on va trouver ça normal si le PLQ ou l’ADQ font des promesses pour améliorer l’économie du Québec, mais qu’ils n’expliquent pas où ils vont prendre l’argent parce qu’on doit leur faire confiance ?

Un parti politique doit être en mesure d’expliquer pourquoi il propose son programme électoral et comment il va faire pour le réaliser. On ne peut pas faire l’un sans l’autre.