Samedi dernier, Mario Dumont a rencontré ses partisans pour leur parler de l'importance pour le Québec de se donner une véritable politique du sport et des loisirs.

Il a proposé de soutenir la construction d’un nouveau Colisée pour la ville de Québec, une structure multifonctionnelle qui pourrait accueillir des événements sportifs et culturels. Un gouvernement adéquiste investirait jusqu'à 60 millions pour être partenaire à 30 % d'un tel projet.

Par la suite, le caucus adéquiste de Québec a présenté son plan basé sur quatre grands enjeux. Ce fut bien accueilli par Gilbert Lavoie. Coût des projets 120 millions de dollars.


Jean Charest a proposé d’aller encore plus loin dans les projets pour la capitale du Québec en promettant 160 millions.

Mercredi, il s’est engagé à investir 50 millions $ dans la construction par le privé d'un nouveau Colisée. Il n'a pas fermé la porte à un investissement public plus grand.

Le chef des libéraux a aussi des projets encore plus grands. Il veut réaliser la deuxième phase du projet de la promenade Samuel De Champlain, un projet de 65 millions de $. Il s'engage à investir 9 millions $ dans le projet de rénovation de l'anneau de glace Gaétan Boucher.

De plus, M. Charest s'est engagé à investir 10 millions $ dans le projet d'un centre de pré-dédouanement pour l’aéroport de Québec, projet estimé à une trentaine de millions de dollars.

Encore plus ambitieux, veut soutenir la candidature de Québec pour la tenue de Jeux Olympiques d’hiver dans environ vingt ans et il veut concrétiser le projet de train rapide entre Québec et Windsor a été évalué à 3 milliards $ en 2003.

Jean-Jacques Samson trouve que Jean Charest exagère un peu trop pour son nouvel amour.


Le lendemain, Pauline Marois n’a pu résister à l’idée de faire des promesses au gens de Québec.

Elle propose de supporter la construction d’un Colisée en bois. Évidemment, son bon ami Guy Chevrette, président du Conseil de l'industrie forestière du Québec et ancien ministre péquiste des ressources naturelles appui le projet. Coût du projet 50 millions de dollars.

D’autres projets sont venus inciter les électeurs à choisir le PQ. Pas moins de 150 millions pour la région de la Capitale. Des exemples, 65 millions $ pour prolonger la promenade Samuel-De Champlain, une piste de promenade le long du fleuve dont la conception a débuté sous un gouvernement péquiste; 10 millions $ pour l'anneau de glace Gaétan-Boucher; 5 millions $ en vue de prolonger la vie du Moulin à images, de l’artiste québécois Robert Lepage.

Un autre projet encore plus grandiose pourrait voir le jour. La relance du développement du Mont-Sainte-Anne, un projet évalué, sous le gouvernement Landry, à 500 millions $. Le but serait d'en faire un centre mondial de congrès, un investissement sous la houlette, à l'époque, de la Société générale de financement (dirigé par le mari de Pauline à l’époque).

François Bourque du Soleil fait une bonne analyse de la situation par rapport à un nouveau Colisée à Québec et du projet peu réaliste de Jeux Olympiques à Québec.


Mon analyse : La domination de l’ADQ dans la région de Québec aura eu un puissant effet de levier sur les engagements des partis politique pour cette campagne électorale.

La grande différence entre l’île de Montréal et de la région de Québec, c’est que la population à Montréal vote toujours de la même façon. Par conséquent, les partis ne sont pas intéressés à faire des engagements pour leur clientèle acquise d’avance ou pour des gens qui ne voteront jamais pour eux.

Changer de bord à Montréal, ça ferait bouger bien des choses. Je suis pas jaloux de Québec, seulement déçu des gens de Montréal.

Pour les gens que Québec, soyez sans crainte vous aurez des projets d'evergure tant que vous déciderez qui forme le gouvernement.