La Presse nous informe aujourd’hui qu’il est plus facile d’obtenir un permis d’enseignant en Ontario qu’au Québec.

L’Ontario peux bien faire les choses plus vite, mais le problème c’est que de plus en plus de québécois vont faire une formation de huit mois là-bas pour éviter d’être obliger de faire un bac de 4 ans au Québec.

Un exemple concret :

Marie-Claude Monette, enseignante dans un collège privé de Montréal, a dû s'exiler en Ontario l'an dernier. «J'avais déjà un bac et une maîtrise en histoire, en plus d'un certificat en enseignement postsecondaire, mais ça ne comptait pas aux yeux du ministère de l'Éducation du Québec», raconte-t-elle.

Maintenant, elle a son permis, mais elle a aussi une dette de huit milles dollars de plus.

Cette situation est causée par le fait que depuis 1995, les universités québécoises n'offrent plus de programme d'un an parce qu'elles jugent que c'est trop court pour former un bon enseignant.

La conséquence de cette stupide décision est double :

-Plus de 1700 professeurs sans permis ont donnés des cours l’an dernier. Ils sont 15 fois plus nombreux qu’en 2000.

-357 québécois ont choisis de se faire former en Ontario l’an dernier. Près de 2000 profs formés en Ontario enseignent au Québec depuis 2000.


Mon analyse : Le ministère de l’éducation est un spécialiste des échecs.

Sa réforme sur les compétences transversales, le nouveau cours sur les religions, la lenteur de la mise en place des bulletins chiffrés, les profs sans permis…

Ce ministère ne mérite pas la note de passage.

Autant le parti libéral que le parti québécois sont responsables de ce fiasco à grande échelle. Un autre parti ne pourrait pas faire tellement pire.