Surprise aujourd’hui à Québec, les députés s’attendaient à élire un président d’assemblée demain entre le libéral Yvon Vallières, l’adéquiste Marc Picard et le péquiste Maxime Arseneau, mais il n’y aura probablement pas d’élection.

Très intelligemment, Marc Picard a annoncé qu’il se retirait de la course pour appuyer le doyen de l’assemblée nationale et actuel leader du parti québécois François Gendron.

Les conséquences de ce sujet sont multiples. Tout d’abord, ça fait perdre la présidence aux libéraux et du même coup ça obliger les péquistes à se rallier et à ça les oblige à remanier leur caucus.

La réaction de Jean-Marc Fournier était évidente, il est furieux, ils viennent de perdre un combat qu’ils croyaient gagner d’avance. En réaction, les ministres libéraux pourraient faire du sabotage. C’est ridicule, peu importe le président, si c’est nécessaire, c’est certain qu’ils en feront.

À chaque fois que j’entends parler de gouvernement de cohabitation ça me fait bien rire. Nous sommes dans un gouvernement minoritaire et la réalité c’est que chaque parti veut être au pouvoir. Cette fois-ci, les libéraux se sont fait prendre les culottes baissés.


Mon analyse : En rebrassant les cartes à leur avantage, l’ADQ vient de prouver qu’il ne faudra pas les compter pour battus d’avance dans la prochaine session parlementaire et surtout lors de la prochaine campagne électorale.

L’ADQ est un spécialiste du travail de souterrain et il a prouvé l'an dernier qu’il était capable de sortir fort au bon moment. Leur chef fait quand même de la politique depuis 20 ans.