M. le premier ministre du Québec nous dit, depuis l’automne 2007, qu’il ne peut pas y avoir d’élection générale au Québec cette année. Vous ne vous en souvenez pas ? Voici un exemple :

Lors du caucus libéral en septembre 2007 à Vaudreuil, il a déclaré : « Et en 2008, c’est le sommet de la francophonie et le 400e anniversaire de Québec, je ne vois pas pourquoi nous tiendrions des élections. Les gens jugeront sévèrement les partis qui voudront aller en élections ».

Il y a quelques semaines, les rumeurs d’élections se sont remises à circuler un peu partout. Charest y a mis fin mercredi dernier.

Maintenant, suite à son conseil général de la fin de semaine dernière, les rumeurs sont plus fortes que jamais. Denis Lessard et Jean Lapierre, des gens hautement informés, semblent convaincu qu’après les fédérales se sera des provinciales.

Les photos des candidats sont déjà prises, les autobus seraient en transformation, le cloroplast serait réservé, le DGE aurait déjà averti les écoles pour donner congé le lundi 1er décembre. Il ne manque que la réservation des locaux électoraux à travers tout le Québec.

Le plus important maintenant c’est pourquoi ?

Yves Chartrand l’a bien expliqué récemment. Évidemment, si le PQ perd de nombreux amis bloquistes dans 2 semaines et que l’ADQ est toujours dans la cave (ce soir elle récolte à peine 5% comparativement à 17% l’an dernier dans Jean-Talon), un balayage libérale semble possible.

Par contre, la population ne sera probablement pas très heureuse d’entendre encore parler d’élection. Les gens sont déjà désabusés par la politique, est-ce vraiment nécessaire de se taper deux élections générales en deux mois ?

En 1990, en Ontario un certain Bob Rae a gagné des élections parce le premier ministre sortant, M. David Peterson a déclenché des élections hâtives.

La plupart des électeurs ont conclus que le déclenchement hâtif de cette élection était un signe d'arrogance, et un signe que les libéraux de Peterson étaient devenus déconnectés de l'électorat. Il n'y avait aucune question définissante derrière la campagne, et plusieurs ont cru que Peterson tentait simplement d'assurer sa réélection avant que la récession n'atteigne sa pire phase.

C’est à y réfléchir.

En terminant, Charest nous a dit, en fin de semaine, qu’il est le chef du seul parti libre d’affiliation avec un parti fédéral. Ce n’est pas tout à fait vrai.

Exemple : C’est André Bachand un ami personnel du PM qui est le candidat du PC dans Sherbrooke, le sénateur Michael Fortier est le demi-frère de Marguerite Delisle, ancienne ministre libérale dans le comté de Jean Talon, le ministre conservateur Lawrence Canon à été ministre libéral sous Robert Bourassa.

Pour terminer, faut-il rappeler que M. Charest a été député du parti conservateur de 1984 à 1998, en plus d’avoir été le chef de ce parti pendant 5 ans.


Mon analyse : Jean Charest, en politicien d’expérience, veut avoir le plus d’AS dans ses mains en tout temps.

Dépenser des milliers de dollars pour avoir l’opportunité de déclencher des élections alors que le PQ et l’ADQ ne sont pas prêts, ça ne dérange pas quelqu’un qui à les coffres plein d’argent.

Je crois que le résultat du 14 octobre sera très important dans sa réflexion. En attendant, il veut être sûr que son équipe est prête à toute éventualité.